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  • : Découverte virtuelle de notre charmant petit village situé aux frontières de l'Yonne, l'Aube et la Côte d'Or. Rugny en images et en textes mais aussi ses environs proches. De l'Abbaye de Quincy au Château de Maulnes un grand bol d'air pure!
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 13:02

Les propriétaires du fief de la Motte-Rugny

par Jean-Robert Blot

 

Le fief de La Mothe Rugny relève de la baronnie de Thorey, qui a appartenu à des familles prestigieuses : les familles POT, de MONTMORENCY, de LUXEMBOURG, vendu à PARTICELLI d’HEMERY contrôleur général des finances puis surintendant des finances et futur seigneur de Tanlay, PHELIPEAUX de la VRILLIERE, puis la famille THEVENIN de Tanlay.

 

Nous ignorons les circonstances, ainsi que la date de la création de ce fief. Le revenu du fief au milieu du XVIème siècle est de 22 livres tournois, en comparaison celui de la baronnie de Thorey est de 973 livres tournois et celui du comté de Tonnerre est de 3020 livres tournois.

 

Le premier possesseur mentionné est Pierre de MONTARBY au milieu du XVIème siècle, à la levée du ban du bailliage de Sens, exempté en 1542 car il appartient à la compagnie de M. le gouverneur. Il est toujours vivant en 1552, mais sans doute âgé, il est suppléé par son fils Lois de MONTARBY.

 

C’est probablement ce même Pierre de MONTARBY, qualifié de seigneur de Grand, associé à Jacques de BUSSY, et agissant comme mandataire de François de MONTMORENCY, qui négocient en 1522 avec les habitants de Mélisey. Ils cédèrent aux habitants trente arpents de bois lieu-dit les Jarrys tenant aux usages de Molosmes et vingt arpents aux climats des Grands Chemins « plus le droit de mettre en nature de labour cultiver et emblaver le bois des Pareaulx comme leur vray et propre héritaige a la charge de payer au seigneur le droit de tierce tel quils ont accoustume payer pour les autres terres ». Dès l’hors, on peut rattacher ce Pierre de MONTARBY a une ancienne famille noble du Bassigny, originaire de Lorraine.

 

Après 1573, nouvelle levée des bans, le possesseur du fief est Claude MENEGAULT receveur de Thorey qui dit avoir acquis le fief de La Mothe de Jean de LENTAIGES (LANTAGE ?).

A partir de 1624, le fief est détenu par Claude de MENEGAULT [fils ou petit-fils du précédent] qualifié aussi de sieur du Trévol. En 1625, Henri de LEVIS vendit a Claude de MENEGAULT, écuyer sieur du Trévol et de La Motte de Rugny, une rente de quatre septiers de froment et quatre septiers d’avoine, assise sur le climat du territoire de Mélisey, appelé Bois-le-Comte, moyennant la somme de 800 livres. Cette cession fut faite par le seigneur de Mélisey en considération est dit l’acte « de ce que le dit sieur du Trévol prétendoit une diminution de ladite rente a cause du dépérissement du terrage qui a demeuré sans culture tant par le moyen des grandes guerres et ruynes que rapport les ravages généraux des années précédentes. ».

Claude de MENEGAULT qui est décédé avant 1656, avait épousé damoiselle Georgette de RAILLY, dont deux fils : Gabriel et Claude plusieurs fois parrain à Rugny (c’est surement ce Claude qualifié de sieur du Trévol, qui épouse à Vézannes, le 11 janvier 1655,  mademoiselle Marguerite de CHAUGY, fille de Melchior de CHAUGY.) et trois filles baptisées à Rugny : Marie baptisée le 28 décembre 1622, Antoinette baptisée le 6 novembre 1624 et une autre fille non dénommée baptisée le 12 janvier 1626, vraisemblablement morte peu après.

Marie de MENEGAULT épouse le 30 juin 1656 à Rugny, Jean de BELVAL, écuyer, fils d’Antoine de BELVAL et de damoiselle Claire de TOISY. Damoiselle Marie de MENEGAULT est inhumée le 24 avril 1679  dans l'église de Mélisey au-devant du crucifix. Au moins deux filles sont issues de ce couple : Charlotte de BELVAL, mariée le 14 juillet 1681 à Mélisey avec Pierre LHUILLIER, fils de Michel LHUILLIER, et Anne de BELVAL, mariée le 22 février 1688 à Mélisey avec Edme LHUILLIER fils de défunt Jean LHUILLIER et de défunte Anne VAIRON de la paroisse de Dannemoine.

 

En 1680, c’est un certain Reney ARMAND, sieur de la Motte-Rugny, qui épouse le 13 novembre 1680 à Sennevoy (La Chapelle)  Anthoinette de MICHAUD, certainement fille de François de MICHAUD, écuyer sieur Dalpin et de damoiselle Magdeleine de SAINT ETIENNE, seigneur et dame des lieux de Sennevoy et de La Chapelle en partie. Anthoinette de MICHAUD décède à l’âge de 40 ans le 19 février 1687 à La Chapelle-Sennevoy. Ils ont pour enfants Renée qui décède à l’âge de 18 ans et est inhumée dans l’église de Sennevoy le 14 mars 1698, Jeanne plusieurs fois marraine à Sennevoy et Edme Claude ARMAND lieutenant réformé (1698).

 

Après une longue période, nous rencontrons un nouveau personnage, sans pouvoir dire s’il a hérité ou acheté le fief. Il s’agit de François ENGREMY, écuyer sieur du Pouget, seigneur du fief de la Mothe-Rugny, officier de sa majesté (1726), garde de la porte du Roi. Sa première épouse, Anne FOUYNAT, décède à l'âge de 52 ans, le 6 octobre 1743 à Rugny et inhumée le lendemain dans l'église du village. François ENGREMY du POUGET épouse en secondes noces, le 13 juillet 1745 à Cruzy le Châtel, Geneviève REGNARD fille de Me Charles REGNARD avocat en parlement et bailli de Cruzy et de Marie Charlotte VINOT. Il décède le 6 avril 1752 à Rugny à l'âge de 74 ans et est inhumé dans l'église proche la chapelle de la Ste Vierge. De son second lit, sont issues deux filles :

 

- Anne Catherine Charlotte ENGREMY du POUGET, née le 8 janvier 1747 et baptisée le 10 du même mois à Rugny (parrain : Me Charles REGNARD son grand-père, marraine : damoiselle Anne Michel VIART de PIMELLES fille de Messire Arthus Alexandre VIART seigneur de Pimelles, commissaire général pour le roi de l' administration et réformation des bois de Franche-Comté) elle épouse le 11 juin 1770 à Rugny, Jean Baptiste PAMPONNE, Maître particulier des Eaux et Forest en la Maîtrise de Châtillon sur Seine fils de Noble Jean François PAMPONNE Maître particulier honoraire en la dite Maîtrise et de Marguerite FEBVRE de la paroisse St Vorle de Châtillon sur Seine.

 

- Louise Théodore Geneviève ENGREMY du POUGET, née le 18 avril 1749 et baptisée le 21 avril  à Rugny.

C’est donc le couple PAMPONNE – ENGREMY du POUGET qui possédais le fief de la Motte-Rugny en 1789 à la Révolution, donc à l’abolition des droits féodaux.

 

La Motte-Rugny

La maison de plan barlong a été reconstruite en 1828 sur l'emplacement d'un château médiéval, très simple et dans un goût néo-classique ; elle présente sur sa façade des baies en forme de serlienne. La salle à manger a conservé sur la moitié de ses murs des papiers peints décrivant deux scènes de l'histoire de Paul et Virginie ; ce papier peint a été diffusé par la maison Dufour et Leroy à partir de 1824.

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