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Découverte virtuelle de notre charmant petit village situé aux frontières de l'Yonne, l'Aube et la Côte d'Or. Rugny en images et en textes mais aussi ses environs proches. De l'Abbaye de Quincy au Château de Maulnes un grand bol d'air pure!

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Revue de Presse

Décidemement les différents projets de pôles éoliens (Aubois et Iconnais) font couler beaucoup d'encre. En effet après l'article publier dans Politis le 12 Avril, voici un nouvel article en ligne sur le site http://www.auboisementcorrect.com/
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Autant en rapporte le vent

par Georges Amon, le 15 avril 2007

 

Dans l’Observateur de l’Aube du 16 mars, une brève reprend quelques informations sur l’éolien extraites du portail d’information des collectivités locales Localtis.info. L’éolien continue à progresser, nous dit-on. Selon une enquête menée auprès des préfets par le ministère de l’Industrie, le nombre de permis de construire délivrés entre le 1er février 2005 et le 1er février 2006 est en augmentation : 202 à ce jour. On apprend aussi au passage que 58 demandes ont été refusés pour "des considérations paysagères et acoustiques". Et que la France compte aujourd’hui 175 parcs éoliens installés qui totalisent plus de mille éoliennes et concernent plus de 300 collectivités.

Parmi les départements signalés comme devant "faire face à un afflux considérable de demandes de permis de construire" ceux de la région Champagne-Ardenne qui ont instruit quatre fois plus de projets en 2006 que l’année précédente. Doit-on en déduire que les communes champardennaises auraient la conscience plus verte ? Pas si sur. On peut trouver à cette floraison soudaine de capteurs de vents d’autres motifs, plus... éco-nomiques qu’éco-logiques. Si on en croit le Syndicat des énergies renouvelables ,cité dans un autre article de Localtis.info "les revenus des éoliennes, sous forme de taxes foncières mais surtout de taxes professionnelles, ont engendré un produit fiscal de 12 millions d’euros pour 2006. D’ici 10 ans, les taxes professionnelles pourraient atteindre 150 millions d’euros par an. Fichtre ! " Bon, je pose 2 et je retiens 4. Ca nous donnerait 1,2 million/éolienne !!!! Il doit y avoir une erreur.

Les rapports de taxe professionnelle que font miroiter les opérateurs en quête de communes d’implantation sont de l’ordre de 14 000 euros par machine et par an. Ce qui suffit déjà à faire saliver certains maires et conseils municipaux. Pardine ! quand on gère une commune de 200 âmes, c’est un vrai trésor de guerre. Auquel s’ajoutent les 5000 euros/machine/an de location des terrains versés aux agriculteurs propriétaires et/ou exploitants. Dix éoliennes, soit quelques parcelles d’une centaine de m2, et ce sont 50 000 euros dans la tire-lire de l’heureux possesseur. Ca ne compense pas le futur manque à gagner de la PAC perdue, mais c’est un début. D’autant que l’érection des mâts et l’installation du câblage vers le point de raccordement EDF (qui récupère et rachète les kilowatts produits), n’empêche pas de continuer à cultiver... du blé pour faire de l’éthanol par exemple. Ah la reconversion agricole a de beaux jours devant elle, et les payans entreprenants doivent bénir ces dérèglements climatiques qui arrivent à point nommé.

L’éolien, donc, rapporterait de petites fortunes aux communes, ou plutôt aux communautés de communes, puisqu’à partir du 14 juillet 2007 la loi incite désormais à ce que les CC soient maitresses d’oeuvres des projets de ZDE (Zone de Développement Eolien). Et puis c’est de l’énergie propre, renouvelable au gré des masses anticycloniques, alors pourquoi bouder ses profits ? Pourquoi, comme le mentionne un article publié dans le journal Politis de cette semaine, un petit village comme Etourvy, situé à la frontière de l’Yonne et de l’Aube, s’est-il piqué de refuser une si verte aubaine ?

Démarché par Nordex en 2005, le Maire était prêt à signer des 4 mains pour une dizaine d’éoliennes... mais le Conseil Municipal l’a arrêté net dans son élan en votant contre le projet par 7 voix contre 4. Pourquoi non loin de là, des villageois de l’Yonne ont-ils jugé nécessaire de créer l’association Environnement, Terroir et Patrimoine du Haut Tonnerois (ETPHT) pour combattre un autre projet d’implantation de 48 éoliennes sur le territoire de quatre communes mitoyennes - Mélisey, Villon, Rugny et Quincerot ? Pourquoi depuis plus d’un an suspectent-ils la société porteuse du projet Anemos de vouloir leur vendre du vent ? Ces gens là seraient-ils de la race de ces citoyens toujours prompts à critiquer et dénoncer les méfaits du libéralisme ? De foutus écolos à la petite semaine qui pensent verts tant qu’on ne gâche pas "leur" paysage, mus par le syndrôme du NIMBY (not in my backyard = pas dans mon jardin) ? Ou ont-ils quelques bonnes raisons de penser que les opérateurs leur font prendre des pylones à hélice pour des grands vergues. Et dissimulent derrière un philantropisme écologiste de bon augure, des intérêts très spéculatifs ?

A la lecture de l’édifiant dossier d’étude compilé par l’association ETPH , explique l’article de Politis, " le projet apparaît non seulement comme économiquement et environnementalement peu viable, mais pourrait à terme coûter cher aux communes hôtes. Les revenus avancés y sont passés au crible : la manne générée par la taxe professionnelle pourrait être bien moindre qu’espérée : réduction conséquente des dotations globales de fonctionnement (plus les revenus fiscaux d’une commune sont élevés, plus la dotation diminue) et des autres aides fiscales, pertes des financements régionaux culturels et touristiques, sans compter les exonérations dont bénéficient les nouveaux acteurs économiques. A cela il faut ajouter la limitation à 15 ans, et non 30 (durée du contrat proposé), des subventions au rachat de l’électricité, et le fait qu’en cas de faillite de l’opérateur, l’entretien ou le démontage des machines géantes seraient à la charge des propriétaires de terrain ( comme le sont les fûts toxiques et les décharges sauvages semés par les industriels)."

L’affaire est donc moins belle qu’elle n’y parait pour les communes hôtes. Par contre elle est tout ce qu’il y a de juteuse pour les opérateurs. L’arrêté du 8 juin 2001 et la loi du 9 aout 2004 (article 33-5) prévoient en effet qu’EDF rachète le kilowatt produit à un prix très supérieur à celui du marché, garanti pendant 15 ans. Une fois assurés de la concession sur 15 voire trente ans, les opérateurs peuvent donc sans difficulté trouver des capital-risqueurs prêts à investir les sommes nécessaires à l’érection des éoliennes (1 à 2 million d’euros l’éolienne de 150 m de haut sur 80m d’envergure) et à leur entretien. Le rendement est garanti au moins sur 15 ans !!! "Ce sont , souligne le président de l’ETPH, des rendements attractifs parmi les plus hauts actuellement disponibles sur les marchés financiers. Ce cadre économique permet des montages en crédit-bail ou "financement structuré" avec un effet de levier entre capitaux investis et dette bancaire".

On comprend dès lors mieux pourquoi gros et petits opérateurs - dont certains n’ont parfois aucune expérience dans ce métier - prospectent activement les campagnes françaises, en quête de lignes de crêtes où planter leurs capteurs de vent. Quand ce ne sont pas les agriculteurs eux-mêmes qui, par le biais de CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) s’improvisent opérateurs pour récolter le jackpot.

On comprend également mieux pourquoi les dossiers de ZDE s’accumulent sur les bureaux des préfectures et des DRIRE de l’Aube, de Champagne Ardennes, mais aussi de l’’Yonne et de la Côte d’Or. Et pourtant si on regarde le schéma éolien Champardennais ou l’atlas des vents, nos régions ne sont pas un eldorado. Les vents y sont faibles (souvent moins de 6m/sec qui est la vitesse minimum pour que l’éolienne acumule), voire insuffisants. Les bourrasques (au dessus de 9m/sec) qui amènent l’arrêt des trubines y sont fréquentes. Le rendement énergétique promet donc d’être assez peu intéressant. Mais qu’importe le vent pourvu qu’on ait les dividendes ! Les opérateurs courtisent discrètement les Maires, apportent aimablement leur concours pour les expertises indispensables, font miroiter les bénéfices, tissent des liens avec les collectivités territoriales et prient Zeus, Eole et les autres pour que les autorisations soient accordées.

Ainsi à 15km de Mélisey, sur le versant aubois des lignes de crêtes du Tonnerrois, un autre futur parc éolien attise la convoitise de quatre villages voisins. Villiers le Bois, Chesley, Balnot la Grange et Maisons les Chaource ont été démarchés par la société Eole Res (filiale française du groupe anglais RES (Renewable Energy System) qui exploite 134 éoliennes sur 13 sites en France et initie plusieurs parcs éoliens dans un rayon de 50 à 150 km de là, en Franche Comté, en Lorraine ou au Sud de la Côte d’Or). Son directeur du développement Jean François Petit ne se gène pas pour confier à Politis son point de vue d’expert : « les atlas européens n’ont rien à voir avec la réalité » et critiquer le schéma régional Champagne Ardennes qui « n’est pas favorable à l’éolien, et transforme en zone d’interdiction, des zones de sensibilité ». Etonnant non ? On aimerait savoir ce qu’en disent les "autres experts" reconnus qui réalisent ces cartographies de référence des vents ?

Par contre Mr Petit reste prudent, très prudent, quant à l’envergure du projet, et au nombre de machines envisagées. "10, 20, 30 machines s’interroge la journaliste qui cite "une personne proche d’une des mairies concernées évoquant le « plus gros parc éolien construit en France ». Il y aurait également un autre projet sur Lantages et Villiers sous Praslin. Sans parler des 8 ZDE autorisées ou en voie de l’être dans le Nord de l’Aube, d’autres en Haute Marne, en Seine et Marne, et toutes celles que nous ignorons. Je ne sais pas vous, mais personnellement, vivre au milieu d’un parc éolien, ça ne me dit rien. Rien du tout. Et ça mérite à tout le moins, qu’on nous demande notre avis.

Plus d’informations sur les opposants à la spéculation éolienne sur le blog de Rugny et sur Vent de Colère.

 

J’ai omis volontairement de parler des considérations paysagères et acoustiques et des aspects faunistiques et floristiques levés entre autre par les rapports plutot défavorables de la Ligue de Protection des Oiseaux. J’y reviendrai si besoin dans un prochain article.

Si on laisse faire les opérateurs, l’Aube, l’Yonne et la Côte d’Or pourraient voir leurs doux vallons bientôt hérissés d’éoliennes. Une énergie 100% propre et renouvelable argumenteront certains ; indispensable pour sortir du tout-pétrole-tout-nucléaire et avancer dans l’impérative réduction des GES. Certes. Mais, dans une région où les vents sont limite suffisants, l’éolien pourrait bien n’être qu’une triste histoire de gros sous et de spéculation de plus. Pour se faire une idée de ce qui est à l’oeuvre, sans doute faut-il commencer par se poser une question essentielle : à qui rapporte le vent ?

 

 


Précision:

Le blog de Rugny n'est pas un blog « d'opposition » aux différents projets éoliens. Il se veut libre indépendant et impartial. Il doit être un relais pour maintenir le débat, notamment par l'intermédiaire de la rubrique "Eole et nous" où sont publiés ponctuellement des articles dédiés aux différents projets de pôles éoliens du Tonnerrois. A charge pour les dirigeants des différents "courants de pensée" de me faire parvenir documents ou informations. 

Pour cela une seule adresse:

rugny89@yahoo.fr

CH

 

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G
Caci a au moins pour effet de faire parler du blog! Je trouve le site auboisementcorrect.com très bien fait! Pour ce qui est du "fond "de l'article ca fait peut être mal à entendre pour certains mais il fallait le dire ou le redire...
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P
La bataille ne fait que commencer ; pour l'instant chacun se positionne , les élus font beaucoup trop d'erreurs, ils sont mal conseillés et le moment venu, les tribunaux administratifs seront saisis pour dénoncer tous les vices de formes et de procédures.On ne se lance pas dans un aussi grand projet sans avoir les compétences requises en matière de droit administratif et juridique.Le 1er rendez-vous important sera en mars 2008 avec les élections municipales.
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D
Renée, c'est Renée et Du Grenier c'est Du Grenier.Biomasse, géothermie, paneaux solaires, pompe à chaleur, bois, ne défigurent pas les paysage.Ces énergies propres sont très chères et inutiles pour l'instant.L'éolien est un scandale et une arnaque qui ne produit aucun emploi et contribue à la dette extérieures de la France,tous les matériels provenant de l'étranger.Bonne nuit calme et sans bruit. Dormez bien.
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R
bonjour,appreciant beaucoup votre ironie, je me permets tout de même de poursuivre mes reflexions au risque d'avoir une réponse de dufour.Rénée était "pour" les énergies renouvellables qui ne polluent pas.je me demande toujours quelles sont elles ?éolien, non,biocarburant, non,que reste t il, paraitrait-il que le bois de chauffage est très nocif car il produit encore plus de particules polluantes que le gasoil.pourtant sur le canton de crusy nous avons beaucoup de bois.
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D
Le problème avec les biocarburants ; c'est qu'il faut autant d'énergie pour produire une tonne de produit que l'énergie produite par celui-ci mon cher Décaves. Moi ça ne me satisfait pas.
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