Découverte virtuelle de notre charmant petit village situé aux frontières de l'Yonne, l'Aube et la Côte d'Or. Rugny en images et en textes mais aussi ses environs proches. De l'Abbaye de Quincy au Château de Maulnes un grand bol d'air pure!
- 6 - MAULNES PAR DUCERCEAU – 1576
Les documents « plan général » et « vue à vol d’oiseau » publiés par Jacques I Androuet Ducerceau en 1576 sont des gravures plutôt sommaires par rapport aux 2 dessins correspondants conservés au British Museum – Londres; mais en conformité générale avec eux comme avec l’autre dessin du « plan général » plus sommaire encore, donc par hypothèse plus ancien, conservé à la Pierpont Morgan Library - New-York… sauf quelques contradictions subsistantes.
Les différences observées entre ces « planches » de N-Y. et la réalité issue de l’analyse archéologique justifient l’hypothèse énoncée de leur étalement, du temps T.1 du « projet primitif » élaboré en première partie des années 1550, au temps T.3 du « reportage 1573-76 » de Ducerceau sur la réalisation débutée en 1566. De cet étalement résulte l’hypothèse que Ducerceau dessine et grave ses planches très antérieurement à la réalisation de MAULNES, [peut-être dés 1554 ou 1559 ?] alors qu’au vu ou au su de la réalisation de 1566 à 1573, et dans l’imminence de sa publication de 1576, il actualise les « vues à vol d’oiseau » par la seconde enceinte et les façades du logis tout en renonçant à reprendre dans « le plan général » les plans au niveau1 du « triple pseudo-Nymphée » puisqu’il n’en apparaît rien en façade, mais aussi du raccord erroné du bassin qui lui, reste visible sur le dessin, et sera caché opportunément sur la gravure par une ombre bienvenue.
L’étalement et la refonte du projet expliquent-ils les 5 incohérences majeures de Ducerceau ?
dont il n’a pas été question jusqu’à maintenant,
1) - La plus criante incohérence des dessins de Londres, à savoir sur la « vue à vol d’oiseau » le jardin dessiné à niveau du rez-de-sol (niveau3) et non au niveau2 encaissé, absolument comme si cette élévation avait été montée sans information plus précise en coupe ou en façade, c'est-à-dire sans visite, en oblitérant notamment le niveau2; erreur qui sera corrigée sur la gravure. [En revanche, quand en 1800, Durand dessinait la façade Sud, il connaissait l’existence du niveau2; ce qui prouverait une information plus complète, soit par lui-même, soit par Ledoux et/ou Boullée ?]
2) - Sans oublier de remarquer sur cette vue dessinée de Londres, l’absurdité de l’absence d’ouverture dans l’enceinte extérieure et par conséquent le caractère d’insularité de MAULNES.
3) - La plus criante incohérence des gravures, à savoir la seconde enceinte clairement représentée sur « la vue à vol d’oiseau » et complètement ignorée sur « le plan général »!
4) - Enfin la plus criante incohérence des vues à vol d’oiseau par rapport aux plans: erreur peut-être évoquée ainsi par MM.Büttner et Henrion(Picard,p.166) « Au XVI° siècle, l’hémicycle du jardin de MAULNES… était étagé en glacis à l’intérieur », erreur qui consiste à avoir laissé à plat, le plan incliné de l’exèdre qui raccorde le jardin à la terrasse dont la différence de niveau va en diminuant vers le Sud compte-tenu de la pente du terrain. C’est en effet l’exèdre en pente qui offre la seule solution cohérente avec son tracé tel qu’il apparaît au « plan général »… ce que Ducerceau n’a pas su lire; alors qu’il signale par une note le projet d’une « ouverture » du jardin en bout d’exèdre par une rampe ou des degrés, du niveau2 au niveau3, pour suppléer cette erreur qui crée un défaut apparent d’accès facile au jardin, notamment pour son entretien !
5) - Et pour la fin des fins la plus criante incohérence des vues à vol d’oiseau par rapport à la réalisation: la monstrueuse erreur d’échelle de l’avant-corps hémicycle et de la galerie, par rapport au logis: d’après la reconstitution de la charpente Delorme effectué par Bruno Decaris, celle-ci, avec un angle de 72°, culminerait et règnerait avec la base des cheminées du logis à la cote 335… alors que Ducerceau situe ce faîtage en dessous des linteaux des baies de l’étage noble (niveau4).
Ces incohérences de Ducerceau sont par elles-mêmes des éléments de preuve supplémentaire, d’une part de la réalité du « projet primitif » et d’autre part de la certitude que Ducerceau n’en est pas l’auteur, ni primitivement, ni en 1566. C’est justement l’étalement probable du projet sur une longue durée, auquel s’ajoutent par conséquent des modifications importantes aboutissant à son redoublement, qui peuvent expliquer ces incohérences; et malgré elles, Ducerceau réussira à mystifier son lecteur « moyen ».
Si le « reportage » de Ducerceau ne s’étalait que de 1562 à 1575, les mêmes incohérences se justifieraient/
s’expliqueraient-elles aussi bien ? Oui peut-être
Trait de sol et profil galerie couverture sur charpente « classique
60° »
Enceinte et talus

Etat d’abandon par Louise en 1575 Erreurs de Ducerceau en 1576
- 6.1) DUCERCEAU reporter
Ducerceau a plus une démarche de reporter que de scientifique ; à savoir qu’il applique des recettes de présentation destinées à établir des images plaisantes, simples et lisibles:
- un plan général cumule la représentation de différents niveaux, en assurant la continuité (et la confusion) entre ces plans par la transparence d’un niveau sur l’autre ;
- les élévations axionométriques dites « à vol d’oiseau » présentent ces mêmes plans par redressement, mais semblent peu rigoureuses concernant l’échelle verticale de ces redressements et tendent assez systématiquement à sur-valoriser le bâtiment principal vis à vis de ses avant-corps.
MAULNES est un cas spécialement compliqué avec trois niveaux apparents de sol, des fossés, des décaissés, des enceintes… des avant-corps dont les faîtages seraient à différents niveaux… suscitant de nombreuses incohérences entre dessins et gravures, et des approximations par rapport au bâti réel. Ce constat sur MAULNES après d’autres [Françoise Boudon pour Villers-Cotterets] confirmerait que dessins et gravures sont des séries parallèles. Mais qu’en conclure ?
Le cas de MAULNES se complique encore pour Ducerceau à la mesure de l’étalement dans le temps du chantier, de ses changements de maîtres d’ouvrage et très vraisemblablement de maîtres d’œuvre. En effet Ducerceau a donné de MAULNES des images d’un projet global primitif [Du Bellay-1550 ?] qui ne sera commencé pour les avant-corps et l’enceinte qu’en 1570, hybridées du projet des marchés Crussol de 1566 pour le logis et le jardin. Ces dispositions régissent les travaux réalisés jusqu’en 1573, travaux dont l’achevé est incertain lorsque survient la mort de Crussol. Alors qu’à nouveau veuve, Louise de Clermont réoriente l’inachevé en le simplifiant et modifie l’achevé pour préparer MAULNES à sa décision de l’abandonner vers 1575-76, la publication simultanée de Ducerceau s’avérerait pour partie, doublement fictive, tant vis à vis de plans primitifs obsolètes, que vis à vis de l’inachèvement et des modifications probables à la date du renoncement de Louise ?
Le court-circuit sur MAULNES opéré par Ducerceau peut faire l’objet de cette hypothèse: le projet primitif ayant été gravé précocement, tant en plan qu’en élévation, il s’est révélé tardivement caduc compte tenu de la réalité bâtie entre 1566 et 1570 [ou 1573 si l’on considère l’enceinte]; alors Ducerceau aurait choisi de conserver sa planche de « plan général » malgré les modifications de la seconde enceinte, du plan du Nymphée et du bassin extérieur à niveau1, mais de reprendre, en la bâclant dans l’urgence, l’élévation effectivement bâtie du logis et de l’enceinte… incrustées dans les documents primitifs, et présentant vis à vis de la réalité plusieurs erreurs connues ou inconnues de lui ?… notamment un hors d’échelle manifeste entre logis et avant-corps… une double enceinte confuse: sans limite de pente de talus et sans accès… ayant du moins presque assuré l’essentiel: une cohérence apparente entre plan et élévation… mais occultant le fait que tout le projet du logis a été considérablement remanié!
Encore peut-on revenir à un projet de 1550 - le temps de François Du Bellay et de Serlio ? – faisant l’objet en 1562-63 par les Crussol d’une modification dans ce contexte de troubles, consistant à isoler le logis, à y rajouter le massif Nord, et à en renforcer l’enceinte générale; d’où ce nouveau jeu de plans conservés à New-York ? Ces 3 plans ont-ils fait l’objet d’une analyse établissant s’ils sont d’un seul jet ou le résultat de reprises et repentirs ?
Par ailleurs, comment se fait-il que les gravures du plan comme celle de l’élévation de MAULNES publiées par Ducerceau soient si médiocres, si les dessins sont de lui ? Il n’aurait pas contrôlé les gravures ! Déjà celle du plan présente une incohérence avec son dessin concernant la tête de la galerie et ses baies par rapport au soutènement qui la soutient, incohérence qui va subsister entre plan et élévation sur gravures; d’autre part, après modification des plans en 1565-66, la gravure du plan ne traduit qu’une petite partie de la réalité construite du logis, et comme son équivalent dessiné, plutôt que modèle, la gravure d’élévation montre un hors d’échelle manifeste entre avant-corps et logis, accentué encore sur la gravure où la hauteur des murs bastionnés est quasi doublée par rapport à celle du dessin conservé à Londres, ceci après correction du niveau du jardin [descendu du niveau3 erroné, au niveau2 juste]. Le tout complété par une absence de passage dans le talus fortifié, propre à assurer l’accès au portail de la cour : MAULNES est une île ! Le dessin général de New-York, [manifestement le plus primitif parce que le plus sommaire ?] laisse par un cadrage serré planer un doute sur la façon dont s’organise l’accès général au Nord. Par contre les dessins de Londres [spécifiquement l’axonométrie] sont entièrement fermés par un talus « fantôme ».
De fait la seconde enceinte n’est pas représentée aux plans généraux [1550 ?] sinon par un trait fin, aussi bien lisible comme une limite de chemin ! D’autant plus que le talus n’est pas plus évoqué en plan qu’en élévation. Ce talus est une très précoce innovation de Crussol dans la technique défensive anti-artillerie, qui ne trouvera sa pleine expression qu’avec Vauban. Il est clair que la seconde enceinte n’apparaît qu’à l’actualisation tardive par Ducerceau en 1573-75, de l’élévation de MAULNES ; ce qui renforce l’hypothèse qu’initialement un enclos simple [avec bastions ?] était prévu. Manifestation supplémentaire de l’habileté de Ducerceau, gardant une apparente mais troublante cohérence entre des réalités divergentes !
Sans Ducerceau, MAULNES n’existerait plus. Mais sa transcription gravée qu’il en a fait ou fait faire, est tellement médiocre, même bâclée, qu’en conclusion, il n’en est sûrement pas l’architecte. On pourrait même faire l’hypothèse que Ducerceau n’est jamais venu à MAULNES et qu’il a travaillé sur documents et sur compte-rendus, gravant des documents confiés que l’on croit être ses dessins; et ses notices rédigées de confiance sur des indications. Posons le principe que les dessins conservés à New-York et Londres, qui sont certes en provenance d'archives Ducerceau, sont pour partie des documents qui lui ont été confiés pour son édition, notamment les deux plans des niveaux3 & 4… à moins que ces plans soient réellement des relevés de Ducerceau effectués en un temps antérieur (1550 ?), sa disponibilité et sa rigueur y étant plus grandes. Enfin, quelle preuve que ces dessins soient de lui, à contrario des plans généraux de synthèse marqués à priori de sa « patte » dans leur exercice de style, consistant à représenter plusieurs niveaux sur le même plan ? Hypothèse remise en cause par la même application faite par Serlio sur son « modèle d’église »
- 6.2) Analyse des élévations vues « à vol d’oiseau » de Ducerceau
La perspective axonométrique générale, ou vue à vol d’oiseau, montre l’élévation des divers corps de bâtiments et l’organisation des espaces libres à leurs différents niveaux. On y voit que l’enceinte est constituée de deux murs parallèles construits au niveau du sol, dont l’entre-deux est le fossé; au mur extérieur est adossé un talus de terre qui le protège. Pourquoi la hauteur d’enceinte passe-t-elle du simple au double, du dessin à la gravure de Ducerceau ?
Pourquoi la volumétrie des avant-corps et de la galerie, représentée par Ducerceau, est-elle hors d’échelle ? Preuve supplémentaire qu’il n’a jamais vu MAULNES ? Il faut doubler leur hauteur pour que le faîtage de la galerie règne à 11 mètres avec le larmier de la corniche générale du logis. Encore une fois, comment expliquer cette différence d’élévation des avant-corps avec la représentation de Ducerceau dont le plan est en absolue cohérence avec la réalité, toutes proportions gardées même si ses cotes sont surestimées; encore une fois la question de savoir si Ducerceau aurait pu confondre des unités de mesure ? Mais est-ce une explication suffisante ?
Une autre erreur de Ducerceau, dont il n’a pas été question jusqu’à maintenant, a consisté, tant sur le dessin que sur la gravure des « vues à vol d’oiseau », à omettre le plan incliné de l’exèdre du fond du jardin qui justifie complètement et précisément les dispositions tracées aux « plans généraux » qui, en l’état, marquent une incohérence de plus avec les « vues ». Ce plan incliné rattraperait dans son axe, le niveau du sol et de la plate-forme de l’enceinte et ouvrirait le jardin sur le reste de la composition. [Donc un jardin moins fermé qu’on ne l’a présenté généralement et avec cet accès pour entretien qui manquait manifestement !] Ducerceau a eu tardivement conscience de cette erreur puisqu’il l’a maquillé sous cette notule « d’un passage qui reste à faire pour sortir du jardin »(Picard,p.84-86-87)
A part cela, le plan général et la vue à vol d’oiseau sont cependant cohérents, sauf l’absence dans le massif Nord de la porte de service à niveau2, pourtant dessinée au plan général.
A noter la similitude de principe d’articulation de part et d’autre du bandeau d’entablement des baies de la galerie haute avec celles du sommet des « failles » d’éclairage de l’escalier du logis. La façade Nord présente 5 travées de percement axées sur le massif de la tourelle Nord, disposition qui situe également cette communication aux environs de 1568-70, lorsque le logis est entièrement achevé et que le chantier s’est poursuivi par le massif Nord, et sur l’ensemble du site.
Sur la vue de Ducerceau apparaît déjà cette manufacture standardisée de double lit de bossage, présente au niveau3 de tous les rez-de-sol des avant-corps et de la galerie, puis au niveau2 à la structure de soutènement et étendu au soubassement du pont dormant. Ce systématisme rappelle les prescriptions de Delorme pour rationaliser le processus constructif.
- 6.3) Imprécisions et/ou aberrations du MAULNES de Ducerceau
Hors d’échelle du logis… hauteur variable d’enceinte… erreur d’enfoncement du jardin… absence de pente de l’exèdre du jardin… accès inexistant dans le talus d’où le caractère d’île… talus périphérique gommé… entraînant une erreur sur le niveau des « fossés »… et l’ignorance ou l’occultation du « socle » que créé ce talus qui cache le niveau3… incohérences entre plan et élévation de la galerie… incohérence de percements entre les façades latérales et les façades Nord et Sud… erreurs sur les percements du niveau3 de la façade Nord… la liste est longue, même interminable !
Le mur extérieur d’enceinte s’appuie sur un talus de terre rapportée qui le protège extérieurement, travaux notés dans la chronologie de l’aménagement des sols, mais dont il n’y a nulle part chez Ducerceau la manifestation graphique; et dont l’évidence apparaît quand on rapporte l’axonométrie aux vues photographiques longitudinales actuelles; Ce soubassement général « rapporté » encaisse la silhouette de MAULNES dont la base apparente devient l’étage noble. Cette disposition n’a pas été mise en évidence, jusqu’à maintenant !
La façade Sud et le niveau2 sont les grandes imprécisions du MAULNES de Ducerceau, et initialement du projet « primitif ». A part le vestibule et le palier Nord, ce niveau2 existait-il si les 3 volumes initiaux du nymphée se développaient sur deux niveaux ? Ou au contraire ce niveau2 était-il général si ces volumes voûtés sur piles rapprochées étaient relativement peu élevés ? Toute la question de la profondeur hypothétique des fondations ! ?
Enfin puisque les dessins sont toujours plus fouillés et justes que leurs transcriptions gravées qui leur font perdre beaucoup, aux observations déjà effectuées, on peut ajouter pour l’exemple que la disposition des baies des façades latérales du logis est très imprécise sur les dessins, même radicalement fausse sur la gravure, sans la cohérence existante entre les façades principales Nord & Sud et les façades latérales; idem en ce qui concerne le niveau3 des façades Nord: (meurtrières Nord exagérées et inversées), et avec même des erreurs manifestes au niveau2 (la porte de service n’est pas dessinée).
En découle une image désordonnée, aggravée par des bouchements et des reprises des ruines successives des façades actuelles, dont on comprend mal que cela ait pu influencer défavorablement l’analyse des façades par Monique Chatenet… et l’ait empêchée d’apprécier le VIBRATO des façades; finesses que Paul Barnoud a parfaitement visualisé dans le Cahier 5 de MAULNES.
- 6.4) Les légendes et notices
Rédigées entre 1573, la notice évoquant « feu le duc d’Uzés », et 1576, elles n’interviendront qu’en 3ème phase, manifestant de façon ambiguë les travaux en cours ou en voie d’achèvement, sinon interrompus, décrivant les dispositions invisibles sur les plans gravés comme les exceptionnels plafonds de l’étage noble - manifeste de producteurs de bois - non prévus au marché de 1566.
- 6.5) Relations de presse, relations publiques au XVI° siècle
Il est raisonnable de penser que Ducerceau est au courant du projet des Du Bellay s’il a existé, et de la construction des Crussol dont il s’est fait tardivement communiquer les éléments, soit directement par eux, soit par l’auteur(s) des plans qu’il connaissait évidemment. Mais comment imaginer toutes les différences entre ses représentations et la réalité construite: erreurs en plan notamment et approximations sur les élévations, subsistantes à l’issue d’une visite, même sommaire ? Il aurait vu la façade Nord, mais pas la façade Sud ? C’est absurde ! Pour mémoire, le hors d’échelle du logis… diverses hauteurs d’enceinte… l’erreur d’enfoncement du jardin… le caractère d’île… ces quatre questions marquant pourtant avec le reste des imprécisions, le caractère primaire sinon « amateur » de l’élévation de Ducerceau; une forme de désinvolture… ce qui n’implique pas que ce soit le caractère des projets dont elle est issue… puisque cette image devenue « monstrueuse » provient, ce qui est paradoxal, d’un projet maniériste et hyper-formel à l’origine, qui ayant acquis un peu de souplesse, fut opérationnel et chiffré, finalement financé et construit, traversant plusieurs siècles, et toujours admiré !
Ducerceau a-t-il jamais visité Maulnes ? Voilà la question ! Oui, s’il a fait lui-même les notices, parce que des détails comme les structures de plancher du niveau4 n’apparaissent nulle part en plan. Mais en fait rien n’est moins sûr car les Crussol pouvaient l’informer de l’évolution de leur chantier, par des pièces écrites et dessinées; ce que nous appelons aujourd’hui les relations de presse ou relations publiques… avec les risques de malentendus que l’on connaît … et que l’on constate pour MAULNES… c’est l’explication la plus probable à l’état de fait.