Découverte virtuelle de notre charmant petit village situé aux frontières de l'Yonne, l'Aube et la Côte d'Or. Rugny en images et en textes mais aussi ses environs proches. De l'Abbaye de Quincy au Château de Maulnes un grand bol d'air pure!
RECENSEMENT
La commune de Rugny via son secrétariat, se tient à votre disposition chaque mardi à partir de 14H00 pour le recensement de la
population.
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Évolution démographique |
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1962 |
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1982 |
1990 |
1999 |
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120 |
141 |
122 |
121 |
109 |
120 |
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Le recensement de la population dans l'Histoire
Une pratique issue de l'Antiquité
Le recensement de la population est organisé périodiquement dans toutes les sociétés modernes. Cependant, cette pratique n'est pas nouvelle. Elle est même l'une des opérations statistiques les plus anciennes de l'histoire, ce qui prouve que le recensement est indispensable à toute vie sociale organisée. Bien sûr, le nombre et la nature des questions posées, le champ couvert et les buts visés ont beaucoup évolué.
Il y a des millénaires, les premières grandes civilisations dont nous avons connaissance pratiquaient des dénombrements de leur population. Ainsi de Sumer aux IVe et IIIe millénaires, de l'Égypte (1ère dynastie) vers 2750 av. J.-C., de la Chine dès 2238 av. J.-C., de l'Inde au IVe siècle avant notre ère, notamment pour des raisons fiscales ou militaires.
Plusieurs recensements sont mentionnés par l'Ancien Testament. Le Livre des Nombres rapporte le dénombrement, effectué par Moïse et Aaron, de tous les mâles d'Israël de 20 ans ou plus "aptes à faire campagne", recensés par clan et par famille. On en compta 603 550.
La pratique est bien avérée à Athènes (recensement organisé par Périclès en 444 av. J.-C.) et surtout à Rome dès le VIe siècle av. J.-C. : le deuxième dénombrement de l'Empire romain, ordonné par Auguste, est resté célèbre pour avoir été contemporain de la naissance de Jésus-Christ (loin de chez lui puisque chaque famille devait, alors, se faire dénombrer dans sa ville d'origine). On sait aussi qu'au Pérou, au XIVe siècle, les Incas procédaient à des recensements.
Le recensement en France
En France, la pratique des dénombrements semble avoir été ignorée lors de l'époque médiévale, hormis quelques opérations ponctuelles comme « l’inventaire » de tous les sujets de l'Empire âgés de plus de douze ans décidé par Charlemagne en 786.
Certains actes religieux (baptêmes, mariages, décès) firent souvent l'objet de relevés. On trouve encore dans certaines paroisses des "livres de baptêmes, mariages, décès" remontant à des périodes très anciennes.
Le premier document relatif au dénombrement de la population d'une partie du territoire remonte au règne de Saint Louis (1226-1270). Il semble que la France comptait environ 10 millions d'habitants vers la fin du 13e siècle. C'est à cette époque que "Le Pouillé du Diocèse de Rouen" s'applique à quelque 1 400 églises et chapelles d'une trentaine de doyennés de
Normandie.
En 1328, Philippe VI de Valois demande un « état des paroisses et feux de bailliages et sénéchaussées de France». Dans les 24 150 paroisses alors recensées, on a dénombré
2 411 149 feux (on dirait aujourd'hui ménages). Si on tient compte des paroisses omises dans cette opération, dont les historiens estiment le nombre à 7 500, la population à cette époque, dans les frontières actuelles de la France, aurait été d'environ 19 millions d'habitants.
Dans l'acception moderne du terme, recenser signifie "recueillir, grouper, évaluer, analyser et publier les données démographiques, économiques et sociales se rapportant, à un moment donné, à tous les habitants d'un pays". (Définition retenue par l'ONU). Mieux connaître la population devient, par la suite, une préoccupation croissante.
En relation avec cette préoccupation du pouvoir, l'enregistrement des naissances, mariages et décès fut rendu obligatoire par François Ier, qui prescrivit aux curés de tenir registre des baptêmes sous le contrôle de l'administration royale (Edit de Villers-Cotterêts du 10 août
1539, articles 51 et suivants). L'ordonnance de Blois de 1579 fit de même pour les mariages et enterrements.
Un nouveau recensement des feux et des paroisses fut fait sous Charles VIII à la fin du 15e siècle.
Sous le règne de Louis XIV, à la fin du 17e siècle, un essai de recensement général fut tenté pour toute la France mais, faute d'instructions suffisantes, les résultats furent de nature et de qualité diverses : certains intendants comptèrent les feux, d'autres les habitants ; certains fournirent des résultats complets, d'autres des résultats partiels. Pour les besoins de la "dîme royale", Vauban (1633-1707) estima la population du royaume à 19 094 000 habitants au tout début du 18e siècle. Vauban et, près de cent ans plus tard, Turgot (1727-1781) semblent avoir bien perçu les possibilités d'utilisation scientifique des recensements, notamment pour des études économiques et sociales.
Il faut cependant attendre l'année 1801 pour que soit mis en place, par Bonaparte, le premier
recensement de l'ère moderne, qui établit la population française d'alors à 33 millions d'habitants. À partir de cette date et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, un recensement (ou une opération
assimilable à un recensement) sera effectué tous les cinq ans. Depuis 1946, les recensements de la population française ont eu lieu à intervalles irréguliers en 1954, 1962, 1968, 1975, 1982, 1990
et 1999. À partir de 2004, le recensement redevient régulier dans le temps grâce à la modernisation des techniques statistiques.
(Source insee.fr)