Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Découverte virtuelle de notre charmant petit village situé aux frontières de l'Yonne, l'Aube et la Côte d'Or. Rugny en images et en textes mais aussi ses environs proches. De l'Abbaye de Quincy au Château de Maulnes un grand bol d'air pure!

Publicité

Plonger dans la vie d'antan à Maisons-les-Chaource

En lieu et place de l'ancienne fromagerie de Maisons-les-Chaource, le musée des poupées d'antan et de la tonnellerie s'étend sur 800 m2. Jocelyne Hugerot veille au grain depuis la mort de son mari et fondateur du musée il y a quatre ans.

À l'origine de l'incroyable collection de 288 poupées qui peuplent les lieux, elle s'occupe des visites et de l'entretien. Une occupation devenue passion au fil du temps et des trouvailles. « J'ai toujours aimé les poupées depuis que je suis toute petite. Il y a trente ans, mon mari m'a offert la première de la collection. » Une deuxième s'y ajoute, puis une troisième… De vide-greniers en brocantes, en passant par les salles des ventes et les réserves de particuliers, Jocelyne Hugerot se constitue un magnifique fonds.

Les 288 poupées de la collection occupent plusieurs vitrines. La plus ancienne pièce date de 1850 ; son corps est fait de carton-pâte. (Source Cliche EE)



Germe alors l'idée du musée, pour entreposer tous ces trésors. « Nous n'avions pas seulement collectionné des poupées, mais aussi plein d'objets, d'accessoires anciens, allant de 1850 à 1950 »,     se rappelle la maîtresse des lieux. En 1990, le musée ouvre. Le couple Hugerot décide de redonner vie à ses acquisitions, « plutôt que de les laisser dormir au grenier ».

La collection est présentée dans plusieurs salles thématiques, les poupées, les scènes de vie et la tonnellerie. Cet art occupe une salle à lui seul. « Nous avons récupéré des objets qui appartenaient à une famille de la région, dont le père et le fils étaient Meilleurs Ouvriers de France », explique Jocelyne Hugerot. Outils, travaux et scènes de vendanges reconstituées replongent le visiteur dans une époque révolue.

Cette impression se poursuit tout au long de la visite, avec la salle « Belle Époque » notamment, où des mannequins vêtus de vêtements 1900 font ressurgir une scène de mariage, sur fond de chants d'oiseaux. Dans un coin de la pièce, les lavandières reviennent aussi à la vie. Un autre recoin relate la fabrication du chaource, outils et postures véritables à l'appui.

Grâce à un souci du détail omniprésent et des objets rares, le musée permet de recréer à la perfection des moments de vie disparus. Sans nostalgie superflue, mais avec amour et respect. Ainsi ces vitrines où reposent les robes de communion de dizaines de petites filles, ou la cuisine de la grand-mère, décorée exactement comme dans le temps. Quant à la collection de poupées et de jouets, elle se découvre avec étonnement ou émotion, tant les pièces sont variées et chargées de souvenirs. Une étape « madeleine de Proust » à ne pas négliger.

Audrey TAMINE –l’est-éclair -

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article