Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Découverte virtuelle de notre charmant petit village situé aux frontières de l'Yonne, l'Aube et la Côte d'Or. Rugny en images et en textes mais aussi ses environs proches. De l'Abbaye de Quincy au Château de Maulnes un grand bol d'air pure!

Publicité

Métiers d'autrefois

Troisième partie des "Métiers d'Autrefois" avec les encontres des Sieurs Girauldin respectivement chirurgien et apothicaire, Antoine Gaultier le tavernier, Fernand Ménétrier le chaussier et Paul Guenin fabricien. Tout un programme!


 

 

En 1638 le sieur Girauldin était Chirurgien. Pour éclairer notre commune lanterne, il faut savoir que ces hommes de l'art appartenaient à deux types d'ordes:

Tout d'abord ceux qui avaient fait des études spéciales, que l'on appelait les Chirurgiens en robe longue, destinés certainement à dipenser leurs soins éclairés aux personnes de noble lignée... et les autres. C'est à cette dernière catégorie que se référait notre ami, sans robe longue. C'était sans doute bien assez pour nos ancêtres. Je ne trahirai pas sa mémoire en disant que ce brave disciple d'Hippocrate soignait ses patients de façon fort empirique. Gare à ceux qui passaient entre ses mains. Car on ne connaissait à cette époque qu'une seule thérapeutique: la saignée. Et nos villageois, qui entraient déjà à reculons dans son officine, en ressortaient les jambes flageolantes et la bourse plate, à défaut de la guérison assurée...

En cas d'insuccès, ne leurs restaient que deux solutions: évoquer St Côme, le patron de ces tristes sires, ou bien faire une visite à Antoine Gaultier, Tavernier de son état qui se chargeait de reconstituer les forces défaillantes. Gageons que beaucoup optaient pour cette seconde alternative. Quelques années plus tard, vers 1676, un autre Girauldin était, lui , apothicaire. Il devait vendre de drôles de mixtures faites sans doute avec de drôles d'ingrédients. Mais ne médisons pas trop, derrière les bocaux du maître, se trouvaient peut être quelques bonnes vieilles potions, appréciées déjà par sa grand mère. Remarquons tout de même qu'on avait de la suite dans les idées, chez les Girauldin...

Vers 1677 également apparait un autre personnge Fernand Ménétrier, le Chaussier. Notre praticien (ainsi nommait-on à cette époque les spécialistes), confectionnait et vendait des chausses, des bas, voir des besaces. C'était vraisemblablement l'ancêtre du bonnetier. En ce domaine vestimentaire moyennâgeux, une explication n'est pas superflux: Il y avait le haut de chausse (sans s), sorte de culotte qui couvrait le corps depuis la ceinture jusqu'aux genoux, et le bas de chausses (avec un s) qui prenait la suite du précédent jusq'aux pieds inclusivement. Les chaussiers étaient un coprs de métiers très important, s'unissant même aux drapiers dès 1633. Un commerce de luxe, certainement. Et il est vraisemblable également que les productions de notre ami n'étaient pas destinées au commun de se concitoyens, chaussés sans complexe d'excellents sabots!

En 1710, à l'aube du siècle suivant, voici un autre personnage, le Fabricien. C'est le sieur Paul Guenin qui portait ce titre, recouvrant des attributions très spéciales. Il appartenait en effet à la fabrique de la paroisse. Cette assemblée, sorte de Conseil d'Administration, était composé de deux parties: D'une part, les marguilliers, membre du Clergé. D'autre part les fabriciens, laïques élus par les paroissiens. C'est à ces derniers que revenait la tâche de recenser les nécessiteux. Selon toute probabilité, notre fabricien était donc apprécié pas les gens du pays.

A Rugny, Marius COURTAUX.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
La famille GIRAUDIN de Rugny constitue une lignée de chirurgien à Rugny de père en fils:<br />  <br /> <br /> -Didier, l'ancêtre né au début du 17ème.<br />  <br /> <br /> -Abel, apothicaire et chirurgien juré, né vers 1630, marié trois fois<br />  <br /> <br /> -Abel, maître chirurgien<br />  <br /> <br /> -Claude, chirurgien<br />  <br /> <br /> Le père apprenant son art au fils, le chirurgien dans un village ne pratiquait que des actes de chirurgie (soigné les abcès, réduction de fracture) mais il intervenait surtout lors des accouchements nombreux à l'époque et difficile, il y avait une mortalité en couche importante. La transmission du savoir du chirurgien se faisait par contrat d'apprentissage (comme les artisans).<br />  <br /> <br /> C'est le médecin qui faisait des études dans une faculté, Montpellier ou Paris, et passait une thèse en latin   puis portait le titre de médecin en robe longue.<br />  <br /> <br /> Le praticien, lui rédigeait des actes notariés, il n'était pas encore notaire mais aspirait à le devenir. Il n'était pas rare à l'époque d'exercer plusieurs métiers qui aujourd'hui nous semble contradictoire. Il y avait peu de lettré dans les villages, par contre la plus petite bourgade avait son notaire et les gens n'hésitaient pas à recourir aux notaires pour de petit rien : loué une vache, ramasser des fruits sous un arbres etc...<br />  <br /> <br /> Le conseil de fabrique gérait les biens de l'église, il faisait rentrer les impôts du au clergé. Le marguillier était un laïque qui s'occupait l'entretient de l'église.<br />  <br />
Répondre
C
J'aurais pas voulu connaître le Sieur Girauldin "le chirurgien"! C'est le professeur Strauss de l'époque. Une sorte de boucher-chirurgien! lol<br /> à + ;-)
Répondre